Que faire en cas d’obésité ?

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Tout d’abord, il ne faut pas hésiter à parler de votre mal-être, s’il y a, avec votre médecin traitant. Celui-ci est votre premier interlocuteur. Il est à même de démarrer une prise en charge dite de premier recours, notamment pour les obésités de stade II non compliquées.

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Prise en charge médicale

Les obésités de stade II avec complications surajoutées – c’est à dire un IMC de 35 avec comorbidité – devront compléter leur prise en charge par un professionnel spécifiquement formé à la prise en charge de l ’obésité. C’est ce que les tutelles de santé qualifient de « prise en charge de second recours ». Celle-ci se doit se mettre en place en étroite collaboration avec le médecin traitant : nous vous remettrons pour cela un dossier de coordination de soin.  Dans cette logique de travail, toute consultation nécessitera une introduction par courrier de votre médecin généraliste référent.

De nombreux patients restent enfermés dans la pensée magique qu’une nouvelle diététique, de surcroit dans un nouveau centre, règlera très vite le problème de poids… Il n’en est rien. Une prise en charge sérieuse nécessite non seulement de mobiliser des ressources personnelles et d ’équipe, mais aussi de cesser d’agresser l’organisme par des prescriptions diététiques dangereuses et vite inefficaces. 

La première prescription de la prise en charge consistera en un équilibrage alimentaire afin d’obtenir un poids stabilisé. Il est d’ailleurs moins dangereux pour la santé de maintenir un poids élevé stable que de faire varier son poids dans de grandes amplitudes. Combien de patients ont perdu plus d’une centaine de kilos si l’on fait la somme de tous les kilos perdus, pour finalement se retrouver au poids le plus haut de leur existence ?

Une prise en charge médicale, accompagnée d’une écoute personnalisée, permettra de débuter la réduction pondérale. Soulignons d’ailleurs, que la réduction pondérale, chez de très nombreux patients, démarre à la phase de rééquilibrage alimentaire, sans idée de restrictions des apports caloriques.

La prise en charge strictement médicale, non chirurgicale peut être initiée en hospitalisation courte. Dans ce cas, votre médecin nutritionniste, consulté en externe, établira avec vous un plan d’investigations cliniques et paracliniques afin d’établir et prendre en charge les risques de votre surpoids. Le bilan sera alors assuré sur place et les rendez-vous seront gérés par notre secrétariat.

Ce bilan en hospitalisation a de nombreux avantages :

  • L’unité de lieu pour les patients et leurs proches, car tout est effectué en un temps court sur site
  • La proximité des spécialistes médicaux et chirurgicaux et intervention rapide si comorbidité ou complications avérées
  • L’accès au plateau technique compte tenu de l’équipement hospitalier,
  • La garantie de formation des équipes, tous formés à la prise en charge de l’obésité et impliqué dans une formation continue
  • La prise en charge par l’assurance maladie avec notamment la dispense d’avance de frais.
  • « Droit aux répits » car cette coupure courte d’avec son environnement, a très souvent à elle seule un effet psychiquement bénéfique.

Prise en charge chirurgicale : les conditions, les objectifs

L’équipe médico chirurgicale de l’hôpital Claude Galien met un point d’honneur à respecter les bonnes pratiques recommandées par la Haute Autorité de Santé, selon les textes, à savoir :

  • Améliorer l’efficacité à long terme de la chirurgie et réduire la survenue des complications par :
    • Une meilleure sélection, information et préparation des patients -> ce que permet le bilan exhaustif sur le site hospitalier du fait de la présence de spécialistes d’organe et de plateau technique exhaustif
    • Le choix de la technique apportant le meilleur rapport bénéfice/risque chez les patients sélectionnés -> ce qui est discuté en équipe lors de la préparation à la chirurgie et lors de la RCP (Réunion de Concertation Pluridisciplinaire)
    • Une meilleure formalisation de la constitution et du rôle de l’équipe pluridisciplinaire -> Ce qui est assuré par une prise en charge pluridisciplinaire sur la même unité de lieu. Cela permet directement et de façon fluide les échanges entre les intervenants dans le parcours de soin, qu’il s’agisse de l’équipe médicale et soignantes, chirurgicale, diététique, psychologues, et éducateurs sportifs.
  • De réduire la gravité des complications par leur détection et leur prise en charge précoces.
    • Cela est assuré par le bilan pré-chirurgical complet et des investigations organisées par nos personnels spécialisés.

 

La chirurgie bariatrique est indiquée par décision collégiale, prise après discussion et concertation pluridisciplinaires (accord professionnel), chez des patients adultes réunissant l’ensemble des conditions suivantes :

  • Patients avec un IMC ≥ 40 kg/m2 ou bien avec un IMC ≥ 35 kg/m2 associé à au moins.
    Une comorbidité́ susceptible d’être améliorée après la chirurgie (notamment maladies cardio-vasculaires dont HTA, syndrome d’apnées hypopnées obstructives du sommeil et autres troubles respiratoires sévères, désordres métaboliques sévères, en particulier diabète de type 2, maladies ostéoarticulaires invalidantes, stéatohépatite non alcoolique)
  • En deuxième intention après échec d’un traitement médical, nutritionnel, diététique et psychothérapeutique bien conduit pendant 6-12 mois
  • En l’absence de perte de poids suffisante ou en l’absence de maintien de la perte de poids
  • Patients bien informés au préalable (accord professionnel), ayant bénéficié́ d’une évaluation et d’une prise en charge peropératoires pluridisciplinaires ;
  • Patients ayant compris et accepté la nécessité d’un suivi médical et chirurgical à long terme (accord professionnel) ;
  • Risque opératoire acceptable (accord professionnel).

 

Une perte de poids avant la chirurgie n’est pas une contre-indication à la chirurgie bariatrique déjà̀ planifiée, même si le patient a atteint un IMC inférieur au seuil requis (accord professionnel).   Ce qui permet de mettre en place une éducation diététique de qualité, sans crainte de s’exclure du traitement chirurgical.

On ne rappellera jamais assez que l’équilibre alimentaire est un préalable indispensable à la pérennité des résultats et qui dit équilibre alimentaire ne dit pas régime restrictif et ou draconien.

La chirurgie bariatrique vous permet de réduire votre poids en mangeant équilibré alors que votre surpoids était devenu réfractaire à la diététique, même bien conduite. A ce stade de la maladie obésité, le tissu adipeux ne répondant plus correctement aux signaux biologiques de maintien du poids santé. L’obésité est une MALADIE.

Mais, le traitement chirurgical, afin d’offrir la meilleure garantie thérapeutique, devra être complétée de la reprise d’une activité physique modérée mais régulière et nécessitera de votre part que vous vous astreigniez à un suivi médical la vie durant.

Les contre-indications de la chirurgie bariatrique sont représentées par (accord professionnel) :

  • Les troubles cognitifs ou mentaux sévères ;
  • Les troubles sévères et non stabilisés du comportement alimentaire ;
  • L’incapacité prévisible du patient à participer à un suivi médical prolongé ;
  • La dépendance à l’alcool et aux substances psychoactives licites et illicites ;
  • L’absence de prise en charge médicale préalable identifiée ;
  • Les maladies mettant en jeu le pronostic vital à court et moyen terme ;
  • Les contre-indications à l’anesthésie générale.

Certaines de ces contre-indications peuvent être temporaires. L’indication de la chirurgie doit pouvoir être réévaluée après la prise en charge et la correction de ces contre-indications (accord professionnel).

Calculez votre IMC

IMC (kg/m2) Interprétation (selon l’OMS)
Inférieur à 16 Anorexie ou dénutrition
Entre 16,5 et 18,5 Maigreur
Entre 18,5 et 25 Corpulence normale
Entre 25 et 30 Surpoids
Entre 30 et 35 Obésité modérée (classe 1)
Entre 35 et 40 Obésité élevée (classe 2)
Supérieur à 40 Obésité morbide ou massive

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